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Le VIH/Sida

Le VIH/Sida

En Belgique, près de 3 personnes par jour sont dignostiquées séropositive au VIH.

Vaccin

Non

Symptômes

Ils peuvent apparaître 2 à 4 semaines après la contamination (parfois, il n'y en a pas du tout) puis ils disparaissent, laissant place à une infection chronique (c'est-à-dire qui persiste dans le temps, pour laquelle il faut un traitement très long ou dont on ne sait se débarrasser) :

  • Fièvre
  • Diarrhée
  • Eruption cutanée (plaques avec des petits boutons, apparaissant sur le corps)
  • Fatigue
  • Apparition de ganglions ou augmentation de leur taille
  • Douleurs musculaires

 

  • Les premières semaines après l'infection, la charge virale est très élevée et donc le risque de transmission l'est également. Plus la charge virale est élevée, plus on est contaminant. La charge virale est la mesure de la quantité de VIH présente dans le sang d'une personne séropositive.
  • Les symptômes peuvent passer inaperçus alors qu'on a été infecté. On peut cependant transmettre le VIH. Il faut donc se protéger et protéger son/sa/ses partenaire(s) après une prise de risque.

Dépistage

Prise de sang : la plupart des tests proposés sont de 4ème génération et permettent de détecter la présence du virus avec certitude 6 semaines après la prise de risque. Dans certains cas, le test peut déjà être fait 3 semaines après la prise de risque, mais son degré de certitude est moindre et vous devrez le refaire 6 semaines après la prise de risque pour être certain(e) du résultat. Pour les tests de 3ème génération, presque plus utilisés en Belgique, le délais à respecter est de 3 mois après la prise de risque.   

Il existe aussi des tests de dépistage à résultats rapides, ainsi que des autotests (à partir de novembre 2016) qui peuvent être faits par prélèvement de sang au bout du doigt ou de salive dans la bouche. Leur avantage réside dans le fait que les résultats sont connus dans les minutes suivant le prélèvement, mais il faut attendre 3 mois après la prise de risque pour qu'ils soient totalement fiables. De plus, si un de ces tests est réactif, il doit immédiatement être confirmé par un test avec une prise de sang. Plus à ce sujet sur www.les-bons-reflexes.org 

Traitement 

Il n’existe pas de traitement pour guérir, mais il existe des traitements à long terme qui ralentissent l'évolution de la maladie, ce sont les trithérapies. Les trithérapies ont pour effet d'empêcher ou de retarder l'apparition du stade sida, en bloquant la multiplication du virus. Ces traitements entraînent donc une augmentation de l'espérance de vie des personnes séropositives mais pas une guérison.

Il existe aussi le traitement post exposition (TPE). C'est un traitement d’urgence préventif qui peut réduire fortement les risques de contamination au VIH/sida.

Après une relation sexuelle à risque, une rupture ou un glissement de préservatif, un partage de seringue ou de matériel de sniff, il faut se rendre, en journée, dans un Centre de référence sida et le week-end ou la nuit dans une salle d’urgence rattachée à un Centre de référence sida.

  • Attention ! Le TPE est prescrit sous certaines conditions par le médecin de la salle d’urgence ou du Centre de référence sida. La prescription se fait après un entretien avec le médecin qui lui permettra d’analyser le risque de contamination par le virus. Le traitement est gratuit mais les consultations et les frais médicaux divers (prises de sang éventuelles, prise en charge psychologique, etc.) restent à charge du patient.
  • Ce traitement doit être pris le plus rapidement possible et au grand maximum 72h après la prise de risque (idéalement dans les 48h). Plus vite le traitement est pris, plus il a de chance d’être efficace. 
  • Ce traitement n’est indiqué que pour un risque isolé et exceptionnel, non pour des risques répétés dans le temps. 
  • Il s’agit d’un traitement lourd qui doit être pris durant 4 semaines, avec un suivi médical et des prises de sang repartis sur une période de 3 mois.
  • Même si on présume qu’il peut fortement empêcher une contamination, son efficacité́ n’a pas été démontrée formellement.
    Il peut encore malheureusement arriver que certains professionnels ne soient pas au courant de l’existence du TPE.
  • Plus sur le TPE ici

Modes de transmission spécifiques

  • Transmission par le sperme, les sécrétions vaginales, le liquide séminal (pénétration vaginale et anale sans préservatif, fellation sans préservatif)
  • Transmission par le sang (plaie ouverte, partage de seringues ou de matériel de sniff, sang des règles)
  • Transmission de la mère à l'enfant (grossesse, accouchement, allaitement)

Modes de protection

  • Le préservatif : l'utilisation du préservatif masculin ou féminin (ou d'un carré de latex) reste un moyen efficace, accessible et répandu pour se protéger du VIH.
  • Matériel propre en cas d'injection ou de sniff.
  • Ne pas partager le nécessaire de toilette qui peut être en contact avec du sang (rasoir, brosse à dents, coupe-ongles).
  • Les femmes enceintes séropositives doivent prendre un traitement spécifique pour réduire fortement (à moins de 2%) le risque de transmission du VIH à leur enfant.
  • Les traitements antirétroviraux (trithérapies), lorqu'ils sont pris de manière efficace, ils permettent de réduire la charge virale de la personne séropositive jusqu'à devenir indétectable. Cela veut dire que la quantité de VIH dans l'organisme est tellement réduite qu'on arrive plus à la détecter dans le sang, ce qui permet d'empêcher la transmission du virus vers son/sa/ses partenaire(s).   Ainsi, à côté du préservatif, le traitement est désormais aussi considéré comme un outil de prévention.  Plus sur le traitement comme prévention (TasP) sur www.les-bons-reflexes.org

Pour que cette stratégie  de prévention fonctionne, il faut connaître son statut sérologique. Dépistez-vous régulièrement ! En sachant si l'on est infecté par le VIH, on peut adopter ses comportements, recevoir un suivi médical efficace, éviter des complications au niveau de sa santé mais aussi faire ce qu'il faut pour éviter de contaminer d'autres personnes.

Si l'un des partenaires est séropositif, il est important d'en parler avec son médecin spécialiste pour envisager la prévention la plus adéquate, en fonction notamment de la prise d'un traitement antirétroviral ou non, d'une charge virale indétectable ou non, de la présence d'autres IST, du fait d'être en couple ouvert ou pas. La décision d'un éventuel abandon du préservatif au sein du couple devra être prise en commun, de manière éclairée, par les deux partenaires, avec le médecin. Néanmoins, rappelons quand même que le préservatif et le dépistage restent le socle de la prévention du VIH et des autres IST.

Découvrez la campagne de lutte contre le VIH

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Plus sur les campagnes et la prévention du VIH/sida : www.preventionsida.org